géométrie oppositionnelle

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3 structures de base de la géométrie opp.

La « géométrie oppositionnelle » est une nouvelle branche des mathématiques, issue d’une intuition d’Aristote ainsi que de découvertes de quelques logiciens vers 1950, que nous développons depuis 2004 avec quelques autres chercheurs (R. Angot-Pellissier, H. Smessaert, L. Demey, D. Jaspers, …). Elle n’est pas encore très connue, mais à terme elle va casser la baraque (je prends des paris là-dessus, braves gens incrédules, hilares et moqueurs). Elle semble se séparer de la logique mathématique (qui croyait avoir tout dit de l’opposition), dont en un sens elle tire son origine (questionnement sur la possibilité des « logiques paraconsistantes », en 1995 et en 2003 – j’explique cela ici en 2010). J’y ai consacré ma thèse de doctorat (The Geometry of Logical Opposition, Université de Neuchâtel, Suisse, 2009).

Mes principales publications en tant que chercheur (précaire!) portent sur la géométrie oppositionnelle (technicités mathématiques), sur l’histoire de la notion d’opposition (qu’il s’agit de séparer de celle, mieux connue, de « négation », qui n’est qu’un cas particulier d’opposition) et sur les applications possibles de cette théorie nouvelle: en philosophie bien sûr, mais aussi dans les sciences dures (sciences naturelles et sciences exactes) ainsi que dans les sciences humaines.

Bon, qui dit opposition, dit politique … En particulier, j’essaie donc d’explorer les conséquences que cette théorie abstraite peut avoir très concrètement pour la politologie, la polémologie et pour l’économie politique.

Le site consacré à la géométrie oppositionnelle (en anglais, actuellement en travaux, sorry) est le suivant: https://oppositionalgeometryblog.wordpress.com/

En français, s’il y a des curieux (osez! ça ne mord pas…) il y a l’article suivant (2015):

Moretti, A., “Le retour du refoulé: l’hexagone logique qui est derrière le carré sémiotique”

où je démontre – après 9 ans de dur labeur – que A.J. Greimas, P. Ricoeur, F. Nef, A. De Libéra et bien d’autres se sont trompés et que le célèbre « carré sémiotique » de A.J. Greimas est bel et bien un « hexagone logique » (i.e. une structure oppositionnelle très puissante) déguisé, ce qui a des conséquences très prometteuses: on devrait pouvoir appliquer toute notre géométrie oppositionnelle à la « sémiotique narrative » héritière de Greimas (et plus largement, si l’on en croit Ricoeur, à l’herméneutique …).

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